« Vous avez sûrement entendu la sirène d'alerte retentir dans la Marne, dans le secteur de Châlons-en-Champagne, a tweeté la Préfecture de la Marne lundi 11 janvier,
pas d'inquiétude, il s'agissait d'une erreur de manipulation lors d'un test de logiciel
au ministère de l'Intérieur. »
Même si un couvre-feu à 18h00 généralisé à tout le territoire est décrété jeudi lors de la conférence de presse du Premier ministre,
il y a peu de chance que les sirènes soient utilisées pour avertir la population. En effet, les sirènes sont censées avertir d’un évènement soudain.
Lors de l’incendie de l’usine Lubrizol du 26 septembre 2019, l'alerte « cafouilleuse » provoquant une importante anxiété auprès
de la population locale, a été vivement critiquée, notamment dans un rapport du Sénat : « Les moyens d'alerte par téléphone se font
de plus en plus nécessaires de nos jours, comme l'illustre l'exemple récent de l'accident de l'usine de Lubrizol : une technologie de diffusion cellulaire aurait été bien plus efficace et aurait permis une alerte claire et immédiate. »
Reverse 112 ou 112 inversé
Les députés européens ont adopté, le 14 novembre 2018, un paquet législatif incluant la création d’un tel dispositif dans chaque pays membre de l’Union européenne.
En cas d’attentat ou de catastrophe majeure, les citoyens européens situés à proximité de la zone de danger devront pouvoir être alertés directement sur leur téléphone portable via un SMS ou une application mobile.
Le système s’appellera « Reverse 112 ou 112 inversé », en référence au numéro d’urgence disponible dans toute l’Union européenne,
et les États membres ont jusqu’à juin 2022 pour le mettre en place.
Comment réagir au signal national d’alerte ? Découvrez les détails ici.
DB
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